Chapitre 5 – Le chiot dans son nouveau logement

Chapitre 5


Le chiot entre dans son nouveau logement

Vingt heures sur vingt-quatre, un chiot fait deux métiers : avaler et dormir. Une fois qu’il a bien mangé, bien bu, qu’il a le ventre bien tendu, qu’il a éliminé du liquide et du solide au cours d’une aimable promenade hygiénique, il cherche un endroit favorable pour piquer un bon somme.

Son coin sommeil

Comme les chevaux, le chiot sait dormir debout. Mais seulement un bref instant. Il préfère s’allonger. Et, très vite, il entre dans un profond sommeil. Regardez-le : parfois il parvient aussitôt à la phase du sommeil paradoxal. Son corps frissonne, il remue les pattes comme pour écraser ses frères et sœurs, il aboie, ses yeux roulent sous les paupières. Il navigue dans la partie la plus réparatrice de son repos. Tantôt il revient à la conscience d’une manière progressive, tantôt il se remet brusquement debout sur ses pattes s’il entend un bruit bizarre.

Un chien entre dans le sommeil, et en sort, beaucoup plus rapidement que nous. Ce petit chiot, qui se blottit contre vous alors que vous l’amenez dans sa nouvelle vie, aura donc besoin d’une tanière, d’une niche, d’un lieu où il se sentira en sécurité pour réparer ses forces.

Dans la nature, les animaux sauvages se reposent en des endroits discrets, dont l’entrée n’attire pas l’œil du prédateur, et qu’ils maintiennent parfaitement propres dans un souci de camouflage : s’ils crottaient et urinaient dans leur repaire, l’odeur forte qui en sortirait ferait accourir tous les loups, blaireaux et ours du voisinage…

Évidemment, chez vous, la vie se déroule d’une manière plus pacifique. Mais les instincts subsistent. Permettez donc à votre petit compagnon de satisfaire au mieux son besoin de sommeil en sûreté.

N’allez pas contre son choix. Vous arrivez chez vous. Avant de pénétrer dans la maison ou l’appartement, laissez-le gambader dans un endroit sûr, pas là où tous les chiens du quartier viennent déposer leurs germes, pour qu’il se vide d’abord.

Ceci terminé, entrez dans la maison. Une fois la porte d’entrée refermée, lâchez-le. Regardez-le explorer en furetant son nouveau domaine ! A un rythme soutenu, il identifie avec son nez tous les recoins qu’il aborde. Cette action brûle beaucoup d’énergie. Versez sous ses yeux un peu d’eau fraîche dans un récipient adapté à sa taille, au cas où il aurait soif, et attendez qu’il s’allonge pour, déjà, se reposer un peu.

Il choisit lui-même l’endroit où il aimera s’étendre. Ne l’obligez pas à se coucher à l’endroit qui vous convient le mieux à vous. Votre habitation est parcourue de tout petits courants d’air. Même dans une pièce bien close, un radiateur pousse de l’air chaud vers le haut. Au plafond, la colonne se refroidit, et l’air redescend au sol d’où il repart au radiateur pour reprendre son circuit. Seul votre chien sent où il peut supporter cette convection. Seul il sait s’écarter des influences magnétiques qui entourent les fils électriques, même profondément encastrés dans les murs et les planchers.

Là où il élit domicile, installez son tapis, votre vieux pull du voyage et, au mieux, son liclos.

Son maximum vital

Encore aujourd’hui, on voit de pauvres bêtes liées à un piquet, au bout d’une chaîne d’un mètre, sans boisson, sans toit, qu’il tombe du verglas ou que le soleil écrase tout. Ils reçoivent pour seule pitance une soupe, faite d’un peu de pain sec détrempé d’eau. Agir ainsi tombe sous le coup de la loi. Tout citoyen peut et doit porter plainte devant de tels agissements, de tels mauvais traitements… Un chien doit pouvoir disposer d’espace pour bien vivre.

Le box

Le Conseil national français de la protection animale a défini des normes idéales pour le logement permanent. Il faut compter, pour un couple, une surface de 3 m2 au sol par 2,5 cm de taille, cette taille étant prise au garrot selon le standard. L’ensemble doit former un rectangle dont la longueur est égale à deux fois la largeur. Par exemple, pour un couple d’huskies de Sibérie, 60 cm au garrot d’après le standard, on calcule 60 cm divisé par 2,5 cm égale 24. Et 24 fois 2,5 cm, donc 24 fois 3m2, cela fait 72m2, donc un rectangle de 12 m sur 6.

Si le chien habite seulement par courtes périodes son chenil, celui-ci peut être constitué seulement d’un box de 3m2, comportant un caillebotis d’un mètre carré en bois dur, surélevé de 30 cm par rapport au sol, et mobile pour qu’on puisse nettoyer dessous.

Sinon, il lui faut, devant le box, un accès libre à…

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