Chapitre 14 – L’apprentissage de la solitude

Chapitre 14


L’apprentissage de la solitude

Habituez votre chiot à votre absence dès son plus jeune âge. Cela évitera tout comportement abusif lorsqu’il sera adulte.

Votre bébé s’ennuie en votre absence. Le plus grave serait qu’il s’ennuie en votre présence !

Allons, ne nous désolons pas de tout. Évidemment, si votre compagnon à quatre pattes détruit tout lorsque vous n’êtes pas là, crotte sur votre tapis de Perse, ou gêne le sommeil du bébé du dessus parce qu’il hurle sans discontinuer de votre départ à votre retour, vous êtes traversé d’envies de colère…

Mais rassurez-vous : il y a toujours quelque chose à faire !

Il faut toujours préférer les solutions simples. D’abord, vous les comprendrez, donc vous les utiliserez mieux, et ensuite, votre chien aura moins d’effort mental à produire pour vous suivre.

J’ai acquis deux réflexes quasiment conditionnés :

  • problème d’emploi des dents ? Muselière !

  • problème d’aboiement ? Magicol !

Les destructions

Si donc votre chiot, par désœuvrement, mâchonne vos pieds de meuble, votre moquette ou, pire pour lui, les fils électriques, ne vous fâchez pas. Si votre réaction intervient plus d’une demi-seconde après l’évènement, le chien ne la comprend pas. La prochaine fois que vous partirez, ou la nuit prochaine avant d’aller dormir, placez-lui préventivement sa muselière sur le museau.

Si, en votre absence, il gratte les portes, enfilez-lui cinq paires de chaussettes que vous serrez modérément avec du sparadrap. Ajoutez une muselière pour qu’il ne dévore pas les chaussettes et à la prochaine absence, il aura la surprise de glisser à chaque fois qu’il sautera ! La bonne habitude installée, vous pourrez lui enlever ce harnachement, il ne recommencera plus !

On a vraiment intérêt à enseigner à l’animal le port prolongé d’une bonne muselière. Ainsi, il s’y habitue comme un enfant à ses chaussures. Évidemment, seule une muselière fort aérée, légère, imputrescible et confortable, du type Shellclip, ou une italienne en plastique moulé, peut se porter une journée entière.

Les aboiements

L’arme absolue, c’est le dresseur professionnel, qui rencontre sans cesse des clients souffrant de cette calamité. Mais si votre cher Médor hurle sans discontinuer pour vous inviter à revenir vite, essayez le magicol d’abord. Depuis le jour où j’ai inventé cet instrument, plusieurs centaines en sont partis dans toutes sortes de directions. Les lettres d’appréciation des clients ont été unanimes : « magique », « c’est tout bête, mais ça marche », « astucieux » et ainsi de suite. Beaucoup de gens en ont offert à leurs voisins…

Le magicol

Quand le chien aboie, placez le milieu de la sangle sur le haut du museau, le « stop ». Rabattez les deux extrémités du magicol sous le cou, croisez-les, faites-­les passer derrière le cou et fermez le cliquet plastique.

Réglez en position très serrée. Le message s’énonce ainsi:

  • tu es désagréable par tes aboiements ?

  • je suis désagréable par la pression sur ton bec ! L’animal, en colère, essaie d’arracher la sangle avec ses deux pattes avant. Il se fâche, se roule par terre peut-être, vous regarde d’un œil furibond. Mais obligatoirement, épuisé, à la longue, il finit par se calmer. Attendez une ou deux minutes après le retour du calme, et enlevez-lui le magicol d’une simple pression du pouce et de l’index sur les côtés du cliquet.

A chaque fois que l’animal aboie, arrivez en…

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