Chapitre 11 – La propreté

Chapitre 11


La propreté

Une des premières préoccupations du nouveau maître est que la charmante petite peluche qui vient d’arriver à la maison apprenne rapidement à être propre, à demander la porte si survient une envie pressante, ou ne transforme pas la maison en une nuit ou lors d’une absence en décharge publique… Hélas, combien de recettes miraculeuses sont colportées pour enseigner à un chiot la propreté et qui, bien souvent, se révèlent totalement inefficaces, quand elles ne sont pas dramatiques pour le futur comportement du bébé chien !

Un chiot est propre de nature

Une certitude : dans leurs tanières, les canidés restent propres. Cette propreté conditionne la survie de leur espèce. Nous pouvons donc tirer deux conséquences de cette observation :

  • c’est l’homme qui rend l’animal sale, l’éleveur notamment, s’il élève ses chiots dans des pièces vastes mais fermées, leur enseignant que c’est exclusivement sous un plafond qu’ils doivent faire leurs besoins naturels ;

  • il faut traiter cette question en s’appuyant sur les pulsions instinctives, sur les mécanismes mentaux naturels.

Juste après la naissance, la mère lèche énergiquement chaque petit. Le passage de la langue maternelle sous la base de la queue déclenche l’émission d’urine et la défécation. La mère avale tout aussitôt. Voilà pourquoi, au cours de la toute première enfance, quand les petits tètent la mamelle, quand toute leur alimentation provient exclusivement de leur mère, ils sont complètement propres. Seule la femelle, la lice, dépose ses déchets. Elle s’éloigne de son antre, et enterre soigneusement ses dépôts. L’idée pour elle consiste à émettre la plus faible signature d’odeur.

Les petits sont donc habitués à évoluer dans un environnement propre.

Par la suite, ils produisent trop de déchets : la mère ne peut ni ne veut plus tout ingurgiter. Mais ils gambadent déjà fort activement. Elle leur interdit cependant de salir le nid : c’est elle la femme de ménage ! Si un petit s’accroupit dans la tanière, elle l’expulse instantanément en mimant une intense colère. Parfois, elle le saisit de ses dents par la peau du dos et le jette avec force au-dehors.

Inspirez-vous donc de ce comportement. Malheureusement, puisque vous êtes animé d’intentions douces, vous hésiterez à défenestrer le petit souilleur. Et vous aurez un peu raison. Ne risquez pas de lui casser un bras ! Mais vous aurez aussi un peu tort, car votre petit observateur va déduire très vite de votre attitude précautionneuse que vous n’êtes pas à la hauteur de sa mère.

Ne soyez pas un tigre de papier !

A la manière de Mao Tsé Toung, qui méprisa son père, ce tigre de papier, ce matamore qui, en définitive, acceptait toujours de baisser pavillon, même devant son fils, le petit être curieux qui vous accompagne désormais va comprendre que vous lui laisserez commettre beaucoup de bêtises. Pourtant, vous pouvez facilement et sans danger imiter le comportement de la mère de votre chiot, à condition d’agir avec précaution.

Vous avez intérêt à acheter votre chiot juste avant une période de vacances, ou avant un week-end complet. Vous lui consacrerez au moins ainsi deux jours pleins. Vous pourrez ainsi prendre le temps de le diriger directement vers les bons comportements.

Soyez intelligent

La meilleure arme dont vous avez besoin pour l’apprentissage de la propreté, c’est l’attention. Vous avez du temps devant vous : gardez votre chiot sous les yeux durant cette période. Au premier regard de votre chiot vers la porte, ouvrez-lui. Il vous faut apprendre à lire ses attitudes. Certains chiens se contentent de signaux très discrets.

Vous allez vite savoir quand il va uriner. Probablement tournera-t-il sur lui-même ou bien ira-t-il vers l’endroit où il fait habituellement ses besoins. Si vous êtes assez attentif, vous le verrez très vite se diriger vers la porte. Alors, félicitez-le et sortez-le. Au bout de quelques jours, attendez un peu qu’il fasse un bruit, en couinant ou en grattant la porte, avant de lui ouvrir.

Observez-le attentivement et souvent, concentrez-vous sur lui. Vous finirez par découvrir qu’il fait toujours les mêmes actions quand il veut sortir : il tourne sur lui-même, ou bien il s’approche de la porte d’un pas hésitant, ou encore il vous regarde d’un œil autoritaire. Dans tous les cas, il vaut mieux lui ouvrir trop souvent que pas assez.

Chaque chien est différent, et vous remarquerez peut-être d’autres indices…

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